[Critique] Your Name

Your name Titre original : Kimi No Na Wa Un film de : Makoto Shinkai Voix originales : Ryûnosuke Kamiki, Mone Kamishiraishi, Masami Nagasawa, Etsuko Ichihara, Kana Hanazawa, Nobunaga Shimazaki, Aoi Yūki, Ryô Narita […]

Your name

Titre original : Kimi No Na Wa

Un film de : Makoto Shinkai

Voix originales : Ryûnosuke Kamiki, Mone Kamishiraishi, Masami Nagasawa, Etsuko Ichihara, Kana Hanazawa, Nobunaga Shimazaki, Aoi Yūki, Ryô Narita

Mitsuha, adolescente coincée dans une famille traditionnelle, rêve de quitter ses montagnes natales pour découvrir la vie trépidante de Tokyo. Elle est loin d’imaginer pouvoir vivre l’aventure urbaine dans la peau de… Taki, un jeune lycéen vivant à Tokyo, occupé entre son petit boulot dans un restaurant italien et ses nombreux amis. À travers ses rêves, Mitsuha se voit littéralement propulsée dans la vie du jeune garçon au point qu’elle croit vivre la réalité… Tout bascule lorsqu’elle réalise que Taki rêve également d’une vie dans les montagnes, entouré d’une famille traditionnelle… dans la peau d’une jeune fille !
Une étrange relation s’installe entre leurs deux corps qu’ils accaparent mutuellement. Quel mystère se cache derrière ces rêves étranges qui unissent deux destinées que tout oppose et qui ne se sont jamais rencontrées ?

Makoto Shinkai, du haut de ses 43 ans, n’est pas à son tout premier film. Le dernier en date étant Voyage vers Agartha, en terme de long métrage. Si on ne peut nier le talent de Makoto Shinkai, on trouvera que sur la plupart de ses anciens longs-métrages un contenu manquant, quelque chose qui fait que le film jouera dans la cours des grands.
Était-ce le budget qui manquait ? Une identité intrasèque ? Vous savez c’est comme quand vous mangez un plat et que vous dites, il manque un petit truc pour que ce plat soit parfait, eh bien avec Your name ce manque ne semble pas être présent.

Le film possède sa propre identité. Nous suivons l’aventure de deux personnages, l’une habitant dans un village et l’autre en ville. Mitsuha vit au sein d’une famille qui procèdent à certaines traditions, elle aimerait sortir un peu de sa campagne et connaître la ville. Tandis que Taki vit dans le milieu urbain, semblant vouloir devenir architecte, tel l’artiste qu’il est, il aimerait un peu de fraîcheur, de liberté comme on en trouve à la campagne.

Les milieux où évoluent les protagonistes ont leur propre identité, au-delà des clichés habituelles. Cela est caractérisé par le regard qu’à cette jeune génération de japonais sur leur environnement et de cet émerveillement qu’ils ont en découvrant l’univers de l’autre. Nos deux protagonistes, diamétralement opposés, vont commencer à rêver et vivre la vie de l’un et de l’autre en échangeant leurs corps. Ils devront alors faire en sorte d’incarner l’autre, sans que leurs proches ne se doute de quoique ce soit . Il est intéressant de voir que malgré leurs différences, ils arriveront à s’adapter à leurs nouvelles vies tout en tissant des liens avec les personnes qui entourent le quotidien de l’autre. Ces rapports renforceront les deux personnages aussi dans leurs propres vies et les fait mûrir.

Your name développe à son extrême les thèmes de prédilection de Makoto Shinkai qui sont le temps et la distance – déjà abordé dans 5cm per second et The voices of a distant star – ainsi que deux autres : les oppositions et le cataclysme. Si la première partie est une comédie romantique, la seconde partie est proche du film de science-fiction. Si la compréhension du spectateur sera compliquée, cela reste pourtant cohérent avec l’univers du film qui aura pris le temps de disséminer des indices le long de l’oeuvre et qui se focalise plus sur les personnages.

Le film est un vrai régale pour les yeux tant les couleurs soit bien utilisés pour les décors qui défilent à travers les yeux. Seuls les yeux experts seront percevoir les CGI des dessins traditionnels, le tout est homogène pour tout autre spectateurs.

Your name est un très bon film que les fans de films d’animations se doivent de voir, surtout s’ils aiment les films du Studio Ghibli ou ceux de Mamoru Hosoda, car Makoto Shinkai est arrivé dans la cour des grands.

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Créateur et rédacteur en chef du blog "Le Blu-rayphile" Cinéphile depuis ma tendre enfance, je suis connu sous l’alias du Blu-Rayphile, du fait de mon amour pour le B-RD qui retranscrit à merveille le média qui à forger ma personne.

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